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Pourquoi une telle pénurie de respirateurs et de masques en France ?

« Il y a une tension mais pas une pénurie », nous martèle Jérôme Salomon, directeur de la santé à propos des masques que tout le monde attend.

Dans cet article, publié sur le site Atlantico, Loïk Le Floch-Prigent montre à quel point il est difficile, en France, de mettre en place une politique industrielle qui soutienne activement notre système de santé.

Grosse erreur ?

Pénurie de respirateurs et de masques :
est-il vraiment si difficile de mettre en œuvre une politique industrielle en soutien de notre santé ?

Avec Loïk Le Floch-Prigent

Depuis des années le concept de politique industrielle est vilipendé jusqu’au titre des Ministères qui ont fait disparaitre le mot industrie. Au cours des derniers mois la pandémie coronavirus a insisté sur la capacité du pays à servir en masques et gel hydro alcoolique ceux qui voulaient se protéger sans bien mettre en œuvre, semble-t-il, un soutien industriel aux fabricants éventuels.

Pourtant, dès l’année dernière une première alerte avait été lancée à propos des principes actifs des médicaments utilisés dans le pays en constatant que plus de 85% étaient importés d’Asie, mettant en péril un certain nombre de fournisseurs des besoins hospitaliers. La dépendance d’une politique de santé jugée très en pointe à l’égard de l’industrie étrangère avait troublé sans convaincre, comme si la voix de l’industrie nationale s’était tue dans l’appareil d’Etat.

Les chiffres des nécessités de respiration artificielle en cas de généralisation des atteintes du virus à l’ensemble de la population française et non seulement à certains territoires comme aujourd’hui ont l’air de montrer que nous ne sommes plus dans l’ordre de grandeur de nos possibilités d’installations mais surtout que si nous appuyons sur le bouton « fabrication de ventilateurs artificiels » ou de « respirateurs de réanimation » il n’y a aucun fabricant national que la société soit française ou étrangère.

Depuis Décembre ou Janvier que nous connaissons les risques de pandémie, personne ne s’est senti en charge de prévoir les risques de pénurie de matériel comme de s’engager dans une politique de fabrication.

Cependant les chiffres chinois étaient connus, la construction de l’hôpital de campagne aussi, le nombre de lits, comme celui des appareils respiratoires supplémentaires engagés dans la bataille. La population de Wu Han est comparable à celle de la France et les sociétés industrielles chinoises sortaient à plein débit les matériels nécessaires aux centres de réanimation.

Nous avons aujourd’hui en France de l’ordre 7 à 8 000 lits hospitaliers avec appareillage de ventilation artificielle, avec les matériels de ville, celui des Samu, des pompiers …on pourrait évaluer à 15 000 ce qui serait mobilisable sans apports extérieurs. Le confinement vient d’être décidé parce que les chiffres de Mulhouse où le virus a frappé fort montrent que le pic de nécessités d’appareils pourrait se monter rapidement à 65 000 (même plus pour certains !). Or ces appareils doivent permettre aux patients atteints de respirer 24h sur 24 et ceci pendant au moins quinze jours . Le fait de ne pas disposer du matériel peut conduire rapidement à effectuer une sélection drastique entre ceux que l’on peut sauver …et les autres ! Le cauchemar pour le corps médical !

Qui sont les constructeurs ?

Les Allemands avec Lowenstein et Draeger, les Suédois avec Getinge, les Américains avec G E Healthcare (installés en France mais pas sur ce matériel), les Irlandais de Medtronic et …les Chinois de Mindray. Dans la confusion qui règne dans tous les pays européens, il est clair que nous ne sommes pas prioritaires, malgré un marché pour toutes ces firmes intéressant puisque nos établissements sont plutôt bien pourvus. Au cours des trente ans qui viennent de s’écouler, personne n’a considéré que la fabrication sur notre sol de ces matériels puisse s’imposer, c’est un matériel indispensable pour nos hôpitaux, nous sommes fiers de notre excellence hospitalière nationale, mais nous avons considéré collectivement que l’inexistence d’une filière industrielle dans le pays n’avait aucune importance.

Depuis l’abandon de la Compagnie Générale de Radiologie vendue aux américains de General Electric (GE) dans les années 80 un grand nombre de voix se sont élevées pour que l’on profite de notre niveau médical pour posséder une industrie nationale de qualité, mais les efforts ont été épisodiques, désordonnés et n’ont jamais dépassé les intentions.

En ce qui concerne les masques on a vu qu’il était possible de réveiller quelques usines en difficulté tandis que l’essentiel des marchés offerts par la collectivité étaient passés à l’industrie asiatique, et on finit par arriver au bout de quelques mois laborieux à promettre aux soignants les masques qui leur font défaut depuis deux mois, mais il existait une compétence il suffisait de la doper…et cela a pris un temps fou.

En ce qui concerne les ventilateurs c’est bien plus grave puisque nous nous retrouvons à mi-mars sans qu’aucune initiative n’ait été prise pour satisfaire une exigence potentielle. Était-ce impossible de s’interroger début janvier et de poser des questions aux industriels ? Je ne le pense pas, le matériel est sophistiqué certes, mais pas plus qu’une grande partie de notre industrie nationale, il s’agit de servir de l’oxygène en contrôlant seconde par seconde le volume et la pression compte tenu des symptômes du malade.

En deux mois on aurait pu mettre sur pieds en travaillant 24 h sur 24, 7 jours sur 7, une production de ces matériels en engageant les spécialistes du numérique (jumeau numérique), ceux de l’oxygène et les informaticiens et électroniciens d’un grand nombre de nos entreprises petites ou grandes. Une économie de guerre cela nécessite un projet, un chef de projet, l’ouverture d’un financement et la mise à disposition de personnel motivé et compétent.

On a connu plus difficile chez Dassault Systèmes, Technip, Air Liquide…pour ne parler que de grands groupes à la technicité et à la réactivité exemplaires, mais on pouvait les trouver partout ailleurs sur le territoire ! Qu’a-t-il manqué ? Une lucidité et une volonté, lucidité pour anticiper, volonté pour décider. Il n’y a donc plus d’ingénieurs dignes de ce nom dans l’appareil d’Etat ? La santé c’est uniquement le problème des médecins ?

Il ne vous est jamais apparu que les hôpitaux regorgeaient d’appareils issus des usines, des matériels qui nécessitent des concepteurs et des fabricants, oui des fabricants avec des bleus de travail car il y a de la tôle, de la mécanique avec, bien sur de l’électronique et de l’informatique dans tout cela .

Le problème posé n’est pas seulement celui de la présence d’un « conseil scientifique » dont la composition importe peu, mais celui de la nécessité d’intégrer l’industrie nationale dans le processus de reconquête de notre santé.

Nous n’avons pas seulement abandonné la confection des masques aux Chinois, nous avons considéré que nous pouvions développer une politique de santé autonome en étant dépendants de matériel sophistiqué étranger, c’est un leurre, et ceux qui ont préconisé cette voie sont des irresponsables.

Le pays peut faire confiance à ses industriels comme à ses scientifiques et médecins, encore faut-il qu’il accepte de les entendre.

La plupart de nos entreprises industrielles se sont arrêtées aujourd’hui, ce n’était ni la volonté de beaucoup de chefs d’entreprises, ni de leurs salariés, et l’on a ainsi transformé en quelques jours des personnels engagés en roi-fainéants, je ne parle pas des bureaucrates qui restent associés aux bienfaits du « télétravail » , je parle de l’industrie avec des machines, des ouvriers, des techniciens, des laboratoires, de tout ce qui touche la production, il y avait , de mon point de vue , un espace pour les mobiliser sur une économie de guerre, sur le rapatriement de fabrications, sur le redressement de notre pays …et de celui de la santé de sa population.

Cet article a été repris d'un autre site.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

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Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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