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Aménagement du territoire

Spacetrain : le transport du futur menacé par la surdité administrative

Emeuric Gleizes, directeur général de Spacetrain et Thomas Bernin, directeur stratégie & développement.
Emeuric Gleizes, directeur général de Spacetrain et Thomas Bernin, directeur stratégie & développement.
Crédit : Spacetrain.

Le 29 janvier, sur son compte twitter, Bruno Le Maire rappelait cette implacable vérité :

Si demain nous ne finançons pas davantage les innovations de rupture, si nous ne gagnons pas la bataille de l’innovation face à la Chine et aux États-Unis, ce sont les salariés français qui, au final, seront touchés.

Une façon de reprendre le plaidoyer d’Emmanuel Macron, lorsqu’en octobre 2018, il était venu se ressourcer à Station F, l’incubateur parisien de start-up créé par Xavier Niel.

Celui qui se présenta alors comme le « Président de la start-up nation » y annonçait que, grâce aux réformes consenties pour attirer les investisseurs dans notre pays, la France, d’ici quelques années, serait la championne du monde de l’intelligence artificielle. J’ai fait ma part, leur dit-il, « à vous de prendre des risques désormais ».

Parmi ces start-up françaises engagées à fond sur des « innovations de rupture », la société Spacetrain, filiale de Jacques Vaucanson installée à Cercottes, près d’Orléans, est active dans le domaine de la recherche industrielle.

Depuis 2016, en mobilisant une petite douzaine d’ingénieurs et en faisant appel aux technologies les plus avancées, Spacetrain, avec sa navette révolutionnaire évoluant sur coussins d’air et pour un coût peu onéreux en termes d’infrastructure fixe, a inventé le transport en commun à grande vitesse idéal pour le XXIe siècle (voir encadré ci-dessous). Et tout récemment, en octobre 2019, l’Etat a reconnu l’intérêt du projet en accordant à Spacetrain le statut de Jeune Entreprise innovante comportant un certain nombre d’avantages.

Aménagement du territoire

Une série de trajets courts et moyens où le Spacetrain s'avèrera plus performant que le TGV.
Une série de trajets courts et moyens où le Spacetrain s’avèrera plus performant que le TGV.
Crédit : Spacetrain

Ce projet suscite un très grand intérêt. Au niveau local, trois élus du conseil régional, dont deux issus de la métropole orléanaise, Florent Montillot, maire-adjoint d’Orléans, et Marie-Agnès Linguet, maire de Fleury-les-Aubrais, ainsi que Philippe Fournié, vice-président du conseil régional, chargé des transports, ont créé une association pour soutenir un projet de transport en commun.

Permettre aux habitants d’Orléans de se rendre à Paris en moins de vingt minutes, cela changerait carrément la carte du territoire !

Interrogé par France Bleue, Florent Montillot précise : « Aujourd’hui, nous avons 7000 personnes, 7000 navetteurs qui habitent sur Orléans et qui vont travailler quotidiennement sur Paris, 4000 dans le sens inverse. Dans les années à venir, ce flux sera plus important. Leur permettre de voyager en moins d’un quart d’heure et à des prix attractifs (environ 10 euros l’aller avec Spacetrain) est pour nous très important. Diviser le temps de parcours par quatre avec de tels tarifs, vous comprenez bien qu’il s’agit d’un atout considérable pour les Orléanais. »

Pourtant, à ce jour, le conseil régional n’a accordé aucune subvention à un projet qui permettrait à la France et à son savoir-faire dans le domaine de la haute technologie de retrouver son rang.

Rien à voir avec la Nouvelle Aquitaine qui, elle, tout en restant très prudente sur la technologie Hyperloop, a orienté deux millions d’euros des fonds européens (FEDER) vers un partenariat unissant la société canadienne Transpod et l’Université de Limoges, dans un partenariat de recherche sur cette technologie promue par le milliardaire américain fantasque Elon Musk.

Le conseil régional de Normandie, après quelques hésitations, se montre également très intéressé par Spacetrain, du moins sur le papier.

Relier Le Havre à Paris, via Rouen, en moins de vingt minutes, tout en libérant le réseau ferré classique pour une meilleure desserte pour le fret marchandises, ne peut qu’intéresser au plus haut point aussi bien cette région que ses ports, ainsi que l’Île-de-France.

Tout ceci dans un contexte où le gouvernement envisage officiellement le développement de trains interrégionaux à hydrogène entre 2024 et 2028.

Projet 100 % made in France, Spacetrain pourrait être opérationnel d’ici 2025, pourvu qu’il soit financé. Sinon, comme tant d’autres inventions françaises, cette technologie révolutionnaire risque fort de partir à l’étranger.

Pour prendre connaissance des propositions de Solidarité & Progrès en matière d’aménagement du territoire, rendez-vous sur https://manifeste2020.fr/

Spacetrain devant un mur

Photomontage montrant la navette Spacetrain sur l'ancienne voie de l'aérotrain près d'Orléans dans le Loiret.
Photomontage montrant la navette Spacetrain sur l’ancienne voie de l’aérotrain près d’Orléans dans le Loiret.
Crédit : Spacetrain

Dès le début, pour pouvoir valider son prototype (condition préalable pour convaincre de gros investisseurs étrangers d’investir en France), Spacetrain a cherché à pouvoir mettre à profit un segment de l’ancienne voie d’essais de l’aérotrain d’Orléans, située entre Saran et Ruan.

Sa modernisation aurait bien entendu un coût mais, bien que cela puisse surprendre, la qualité irréprochable du béton a été amplement démontrée lors de deux expertises techniques menées par des sociétés externes. « Les experts du centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) l’ont analysée en détail. Elle peut reprendre du service sans aucun problème », confirme un ingénieur cité par l’Express.

Ainsi, en février 2019, après avoir examiné le dossier, Jean-Marc Falcone, le préfet du Loiret de l’époque, rencontre les responsables de Spacetrain et précise les conditions à remplir. Il émet alors un avis favorable tout en soulignant qu’en dernière analyse, la décision concernant l’utilisation de la voie d’essais incombe à la Direction de l’immobilier de l’État (anciennement France Domaine), qui est rattachée aux services de Bercy.

Selon nos sources, alors que cette voie d’essais datant de l’époque de l’aérotrain n’a jamais rapporté le moindre kopeck depuis des décennies et qu’aucune autre société ne postule à l’utiliser, Bercy étudie la possibilité d’obtenir un « loyer » de la part de son futur utilisateur, c’est-à-dire la start-up française Spacetrain !

Surdité administrative ?

Bien que Spacetrain ait rempli toutes les formalités d’usage auprès des services de l’État, à ce jour, aucune réponse n’est venue éclaircir la situation. Le départ à la retraite du préfet Jean-Marc Falcone, en août 2019, a également privé l’entreprise d’un interlocuteur majeur.

Soulignons que depuis des semaines, la société Spacetrain a demandé à s’entretenir avec son successeur, Pierre Pouëssel. Ancien directeur adjoint du cabinet Pierre Joxe et ancien responsable de la DGSE, il est le dixième préfet du Loiret en quinze ans. Or, bien qu’il occupe ce poste depuis août 2019 et se déclare intéressé à créer de l’emploi et du développement dans la région, M. Pouëssel semble prendre plaisir à jouer la montre.

Pire, interrogé pour Le Parisien le 12 février par Christine Berkovicius, journaliste orléanaise indépendante travaillant pour Les Echos et l’AFP, le nouveau préfet, avant même d’avoir rencontré les responsables de Spacetrain, aurait mis en doute (dixit Mme Berkovicius) « la solidité financière de l’entreprise », en se basant sur des rumeurs selon lesquelles elle « pourrait être déclarée en situation de cessation des paiements ».

Que dans sa phase de démarrage, Spacetrain ait à surmonter des problèmes financiers à court terme, y compris pour rémunérer son personnel, sa direction n’en fait pas mystère.

Cependant, dans un contexte où le président de la République et son ministre Bruno Le Maire demandent aux Français de se mobiliser pour financer davantage l’innovation de rupture, il paraît étrange que Bercy refuse à une start-up l’utilisation d’une voie d’essai désaffectée ou envisage de lui réclamer un loyer, et qu’un préfet tarde à répondre à ses sollicitations.

Qu’une équipe de jeunes ingénieurs et de jeunes techniciens, entourant un dirigeant ayant engagé ses propres capitaux, ne soit pas soutenue, semble relever du suicide industriel.

A vos claviers donc, chères lectrices et chers lecteurs. Exprimez-vous partout, surtout auprès de nos ministres, de nos députés et sénateurs, et auprès de tous ceux qui sont susceptibles de débloquer la situation !

Une navette révolutionnaire

La faible emprise au sol rend l'infrastructure fixe du Spacetrain peu onéreuse.
La faible emprise au sol rend l’infrastructure fixe du Spacetrain peu onéreuse.
Crédit : Spacetrain

En repensant le projet d’aérotrain de feu l’ingénieur Jean Bertin, projet mis en sommeil en 1974 au profit du TGV, Spacetrain travaille sur un véhicule sans roues, capable de circuler à une vitesse moyenne de 540 km/heure.

Utilisant le principe d’« effet de sol », il s’agit d’une navette guidée, sustentée par des coussins d’air sur une voie en T inversé, large de 3,40 m et haute de 90 cm. De forme aérodynamique, cette navette est entièrement conçue en fibre de carbone. Elle sera propulsée par des moteurs électriques linéaires à induction, alimentés par des turbines à hydrogène et des batteries enrichies au graphène.

Spacetrain, qui n’émet pas de CO2, est conçu pour compléter le grand réseau du TGV et relier entre elles les villes de taille moyenne. Force est de constater que sur les trajets courts et moyens, la technologie TGV, très lourde et donc exigeant des temps d’accélération et de décélération conséquents, s’avère inadéquate.

La start-up, exclusivement financée avec les deniers de son fondateur, le jeune entrepreneur Emeuric Gleizes, a présenté lors du Salon du Bourget de 2019 le premier modèle à taille réduite de sa navette révolutionnaire (voir notre entretien vidéo ci-dessous).

Depuis deux ans, elle n’a cessé de valider et de breveter une à une les différentes « briques technologiques » de son invention.

Les partenaires de Spacetrain.
Les partenaires de Spacetrain.
Crédit : Spacetrain

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  • MORICE • 16/02/2020 - 00:08

    Ce projet est très intéressant, (lamentable la réaction de l’état concernant l’utilisation du rail béton), mais il faut tenir bon et informer un maximum de monde sur cet état de fait.
    Pour ma part habitant Rennes, je pense que certaines réalisations peuvent être encouragées par des politiques locaux, à Rennes le projet de liaison rapide Rennes/Nantes env110km (très attendue) est tout a fait adapter au spacetrain, ayant fait un repérage rapide il est réalisable de gare a gare (ex : de Rennes gare-sud, atelier sncf, suivre la ligne Rennes Chateaubriant jusqu’à Vern....... réserver 8m à côté de cette voie, puis campagne).
    Les régions, départements, métropoles concernés seront fortement intéressés,
    bon courage
    A Morice

    • Pierre-Henri Leroy • 30/06/2020 - 11:30

      Combat remarquable que celui de cette jeune entreprise qui sera sans doute , à défaut d’intérêt des grosses boites françaises et de l’Etat, reprise par des intérêts chinois ou américains. Le nombreux progrès relançant les vertus du rail suspendu sont très utilement mis en valeur Par Spacetrain et méritent un suivi plus sérieux et coopératif de la part des grands groupes Français comme SNCF, Alstom mais aussi Airbus et ADP...
      Merci Karel Vereicken !
      Pierre-Henri Leroy

    Répondre à ce message

  • pépélemoko • 19/03/2020 - 12:07

    Le TGV nécessite une infrastructure très coûteuse a construire et à entretenir mais consomme relativement peu d’énergie pour la translation uniquement. Le train à effet de sol nécessite une infrastructure peu couteuse à construire et entretenir mais consomme plus d’énergie car en plus de la translation il en faut pour la sustentation
    Mais la possibilité de la voie en hauteur évite les passages à niveau, les problèmes d’animaux intempestifs, les coupures de terrains agricoles etc.. De plus il peut accepter des pentes de l’ordre de 10%. Le coût de construction et de l’entretien des lignes TGV ne sera jamais amorti c’est une technique poussée à ses limites mais il existe et permet des longues distances avec beaucoup de passagers ce qui n’est pas le cas du spacetrain Il peuvent donc être complémentaires et cela vaut vraiment la peine d’essayer car la faisabilité avait largement été démontrée à l’époque Bertin avec des technologies de l’époque.

    Répondre à ce message

  • Infreequentable • 17/02/2020 - 20:16

    Ce n’est jamais que l’aérotrain de l’ingénieur Bertin de l’ère Giscardienne !
    Où est la nouveauté ?
    I-Cube

    • Karel VEREYCKEN • 17/02/2020 - 20:24

      Pour savoir quelle différence, lire cet article publié dans L’Express : https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/train-sur-coussins-d-air-pour-l.html

    • FABRICE DANIEL • 26/02/2020 - 22:45

      Au début des année 70, il manquait principalement un système de traction adapté à l’Aérotrain (un moteur linéaire asynchrone de forte puissance et à haut rendement). Avec les progrès en électronique de puissance, nous avons, depuis 1986, ce système de traction/freinage (sans contact), testé et validé, à échelle réelle et à plus de 350km/h (cf travaux de l’INRETS / Moteur LIM-U).
      Des progrès importants ont également été réalisés concernant les matériaux de la voie (béton fibré ultra haute performance), la sustentation sur cousin d’air, ou encore la mobilité autonome à grande vitesse (même si le sujet reste sensible dans le secteur ferroviaire...).

    • FABRICE DANIEL • 26/02/2020 - 22:48

      Reste que le principe fondamental de l’Aérotrain est l’extrême légèreté. Avec une pile à combustible embarquée, le but recherché n’est pas atteint. Concernant la vitesse d’un système de transport sur coussin d’air, elle n’a jamais été testée au-delà de 430km/h et jamais envisagée commercialement à plus de 300km/h (pour des raisons d’optimisation énergétiques essentiellement, il faut lire "L’Aérotrain ou les difficultés de l’innovation" de Jean Bertin et Raymond Marchal...). Pour atteindre la vitesse proposée par Space-Train (500km/h !!), les travaux de recherche et développement, ainsi que les tests nécessaires (sur un banc de test digne de ce nom, à l’échelle 1...), seront longs et couteux. C’est dommage, les graphiques sont beaux, la communication visiblement efficace, mais je crois que Space-train à mal interprété le projet de Jean Bertin, sans doute ont-ils été influencés par les fantasmes hyperlopiens de Monsieur Musk.

    Répondre à ce message

  • Bga80 • 23/02/2020 - 18:24

    Et la surdité de Cheminade on en parle ?
    J’ai déjà expliqué que son projet Entourloupe n’était pas rentable ! J’avais même mis un lien d’un ingénieur français qui expliquait que à cause de sa trop grande vitesse, on transportait beaucoup moins de passagers sur une plage de 24 heures. En effet, la distance de sécurité entre 2 trains empruntant la même voie était beaucoup plus grande. Du coup, on peut mettre beaucoup moins de trains sur la même voie ! D’autant qu’un Entourloupe comporte beaucoup moins de passagers par train qu’un train classique. En l’occurrence Entourloupe représente beaucoup plus d’énergie à dépenser par passager. Alors c’est vrai, les passagers d’un Entourloupe iront plus vite pour se rendre d’un point A vers un point B, mais il y aura beaucoup moins de passagers à transporter de ce même point A vers ce point B sur une plage de 24 h, à cause de la distance de sécurité entre 2 trains empruntant la même voie.

    Répondre à ce message

  • Nathalie • 16/02/2020 - 09:20

    Un projet extraordinaire et innovant qui mérite que les pouvoirs publics de s’y intéresser. Il faut encourager ces initiatives en leur permettant de pouvoir se développer sur notre territoire. L’ÉTAT FRANÇAIS se doit d’accepter les essais nécessaires à la poursuite du projet

    Répondre à ce message

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S&P et Jacques Cheminade se battent depuis plusieurs décennies pour re-nationaliser la Banque de France, afin de reprendre le gouvernail de notre avenir et recréer des millions d’emplois.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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