22 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) – A la veille de l’Ascension, quelques 20 000 voyageurs ont eu à subir des retards ou des annulations sur le trajet entre Paris et Bordeaux suite à une collision entre deux trains de fret près d’Angoulême.
Un chargement de tractopelles d’un train ECR, une filiale de Deutsche Bahn, visiblement mal arrimé, s’est déplacé et a accroché un train appartenant à la SNCF circulant en sens inverse.
Pour le ministre des transports Dominique Bussereau, il ne s’agit que d’une négligence humaine. Cependant, les syndicats de cheminots ont mis en cause la libéralisation du trafic ferroviaire. « La recherche du profit conduit les entreprises à économiser sur les organisations du travail, les conditions sociales, les procédures réglementaires et les formations », accuse SUD Rail.
L’accident n’est pourtant pas un fait isolé mais le dernier en date d’une longue série impliquant les concurrents privés de la SNCF.
Comme le rappelle le quotidien l’Humanité : « Le 26 avril 2008, un train de la compagnie Veolia a ainsi traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h. Sans la présence d’esprit des agents de la SNCF qui, au dernier moment, sont parvenus à le dérouter, il aurait percuté de plein fouet un TER bondé de voyageurs. »
Combien de « trains fou » et de morts faut-il donc pour abandonner une politique de privatisation du réseau ferroviaire, tellement folle que même les Britanniques ont dû la revoir ?
Un appel à la grève le 26 mai a été lancé par les syndicats, notamment pour le « maintien du caractère intégré et de l’unicité de la SNCF » menacé par Bruxelles.
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