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Après l’Otan, la ’relation spéciale’ anglo-américaine dans la ligne de mire de Trump

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Brexit, « relation spéciale » avec Washington... Pour Londres et son statut privilégié, les nuages noirs s’accumulent depuis des mois, et la tempête est désormais déclenchée. Le ministre du Brexit, David Davis, a démissionné le 8 juillet, suivi le lendemain par l’excentrique ministre russophobe des Affaires étrangères, Boris Johnson ; plusieurs autres membres du gouvernement, députés et dirigeants du Parti conservateur ont à leur tour démissionné ou lâché le gouvernement. Certains disent qu’il pourrait y avoir une démission par jour jusqu’à ce que Theresa May jette l’éponge. « C’est le moment ‘Zero Dark Thirty’ auquel une action sérieuse pour sortir May devient probable (…) Elle n’en est pas à ce point – mais dangereusement proche », écrit The Guardian.

Ces départs sont motivés par l’opposition au plan de Brexit « soft » négocié par la Première ministre avec l’Union européenne, qui maintiendrait selon eux le Royaume-Uni sous le diktat économique de l’UE (hormis les secteurs de l’agriculture et de la pêche), tout en étant privé d’une voix au sein de l’Union. La grande peur est surtout que cela ne porte au pouvoir le dirigeant du Labor party, Jeremy Corbyn. « Si nous ne livrons pas un Brexit en esprit comme de nom, nous risquons de donner les clés du 10, Downing Street à Jeremy Corbyn », a déclaré Ben Bradley, membre de la Chambre des Lords, après avoir démissionné de son poste de vice-président du Parti conservateur.

À cette humiliation s’est ajoutée pour May celle de l’intervention de Donald Trump, qui venait d’arriver à Londres, au moment-même où le ministère du Brexit publiait le « livre blanc » de 104 pages décrivant la « future relation » entre l’UE et la Grande-Bretagne après le Brexit. Dans une interview publiée par The Sun, le président américain déclarait que « s’ils concluent un accord comme celui-ci, nous traiterons avec l’Union européenne plutôt qu’avec le Royaume-Uni, ce qui va probablement tuer l’accord [de libre-échange avec les États-Unis] ».

Qu’est-ce qui est réellement en jeu ? La démission de Boris Johnson est moins déterminée par le Brexit que par son opportunisme à l’idée de prendre la place de Theresa May, et par la volonté d’une partie des élites britanniques liées à la City de Londres de reprendre les choses en main.

En effet, les récents développements, avec la rencontre du 12 juin à Singapour entre Kim Jong-un et Donald Trump, le sommet Trump-Poutine à Helsinki, et l’esprit de coopération internationale autour des Nouvelles Routes de la soie de la Chine, menacent de façon dramatique l’ordre mondial façonné par Londres et Wall Street depuis la fin de la IIe Guerre mondiale.Le retournement du « Russiagate » contre leurs auteurs aux États-Unis (et bientôt en Grande-Bretagne), ouvre de plus en plus le champ à une détente entre l’Amérique de Trump et la Russie de Poutine. Il n’échappe d’ailleurs à personne que les inculpations vendredi de douze membres du renseignement russe aux États-Unis par le procureur spécial Robert Mueller ne sont rien d’autre qu’une tentative désespérée de saboter le sommet d’Helsinki.

Le narratif visant à faire de la Russie un ennemi du « monde libre » occidental s’essouffle petit à petit, les mêmes rengaines et mensonges commençant à lasser le public. En démontre la dernière tentative de lancer une nouvelle affaire « Novichok » en Grande-Bretagne. Interviewé par Sputnik, l’ancien ambassadeur britannique en Syrie Peter Ford a déclaré : « [Les dirigeants britanniques] sont allés trop loin. Ils se sont mis dans un trou, et ils le creusent eux-mêmes de plus en plus ».

C’est bien entendu la rencontre entre Trump et Poutine à Helsinki qui provoque des surchauffes dans les cerveaux des impérialistes anglo-américains et de leurs plumitifs attitrés dans la presse occidentale. Non seulement ils ne sont pas parvenus à l’empêcher, mais le tête-à-tête prévu pour débuter la rencontre, sans aucun conseiller, leur fait redouter le pire.

Lors de sa conférence de presse à la fin du sommet de l’Otan, le président Trump a réitéré son refus de voir en Poutine un ennemi. « C’est un compétiteur », a-t-il affirmé. « Il a été très gentil avec moi chaque fois que je l’ai rencontré, et j’ai été gentil avec lui. (...) Est-ce un ennemi ? Non, ce n’est pas un ennemi. Est-ce un ami ? Non, car je ne le connais pas assez. Mais les deux fois où j’ai pu le rencontrer, ça s’est très bien passé, comme vous l’avez vu ». Et à la question posée sur ce qu’il attend de son entrevue avec le président russe, il a répondu que le but ultime serait « qu’il n’y ait plus d’armes nucléaires nulle part dans le monde ; plus de guerre, plus de conflits. Trouver des remèdes pour chaque maladie touchant les hommes et les femmes. Cela devrait être le but ultime, okay ? Et nous partirons de là ».

Un article paru le 12 juillet dans le très anglophile Washington Post montre très bien comment Londres perçoit la menace : « Trump plonge l’Otan dans le chaos ; la relation spéciale anglo-américaine est la prochaine sur la liste », titre l’article, qui pourrait très bien avoir été écrit par le Foreign Office britannique. « Trump met cette relation en danger en intimidant la Grande-Bretagne et en traitant le plus proche et le plus important de ses alliés comme un adversaire ». Pire, « il a montré qu’il ne considère pas du tout la relation avec la Grande-Bretagne comme spéciale ». Le WaPo rapporte par ailleurs que « l’establishment de la défense britannique est horrifié de voir Trump persister dans sa vision angélique de Vladimir Poutine ».

Comme S&P l’a toujours souligné, si l’argent – le muscle – est américain, le cerveau est britannique. La « Special Relationship » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne représente un maillon essentiel des élites d’outre-Manche pour préserver cette organisation criminelle que nous appelons l’Empire britannique de la City et de Wall Street. Elles seront prêtes à tout pour la préserver. Mais comme nous avons pu le constater ces derniers temps, leurs actions ont tendance à se retourner contre elles comme des boomerangs. En effet, il ne faut pas exclure que le processus échappe au contrôle des cercles souhaitant mettre Boris Johnson au pouvoir, et que Jeremy Corbyn soit élu lors d’élections législatives anticipées.

C’est ce qu’on peut souhaiter de mieux pour nos amis britanniques.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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