Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

12 août - Christine Bierre à Xinhua : Pompeo est un danger pour le monde Lire 3 août - OPÉRATION SPÉCIALE : Sponsorisez l’envoi de notre feuille de route aux élus locaux ! Lire 30 juillet - Fusion nucléaire : le projet ITER, une promesse de paix Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Russiagate : Pompeo savait que c’était une fraude et n’a rien fait

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 29 juillet 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Lors d’une conférence de presse le 23 juillet, le mouvement de Lyndon LaRouche aux USA et le lanceur d’alerte William Binney ont exposé le mensonge du Russiagate, et l’implication des services secrets britanniques et américains. Avec pour objectif d’enrayer la logique de conflit que ces milieux tentent d’orchestrer entre les États-Unis et la Chine.

Jeudi 23 juillet, dans le contexte de l’accroissement des tensions internationales entre les États-Unis et la Chine, l’Institut Schiller et le lanceur d’alerte William Binney ont tenu une conférence de presse. Si le sujet central n’était pas le danger de IIIe guerre mondiale, il s’agissait de frapper l’ennemi sur son flanc faible en démontant l’escroquerie du « Russiagate », qui a servi de principal point d’appui pour la propagande de guerre visant à entraîner les États-Unis dans un conflit contre la Russie et la Chine. Et surtout d’exposer les complices de cette opération au sein de l’administration Trump – à commencer par le secrétaire d’État Mike Pompeo – pour nettoyer les écuries d’Augias en vue d’un sommet entre les chefs d’État des membres permanents de Conseil de Sécurité de l’ONU, et d’une détente internationale.

Il n’y a pas eu de « hacking russe »

William Binney, l’ancien directeur technique de la NSA, a de nouveau démontré ce que Julian Assange a affirmé à plusieurs reprises : il n’y a eu aucun « piratage russe » lors des élections présidentielles de 2016. « Les données [du Comité National du Parti démocrate, ou DNC] ont été téléchargées sur un périphérique externe, un CD-ROM ou une clé USB, et transportées physiquement auprès de Wikileaks, qui les a publiées. Ce qui veut dire que ce n’était pas un ‘hacking’ », a-t-il dit lors de la conférence de presse. Et les fameuses « traces russes » retrouvées dans les documents conduisent tout droit aux instruments de cyberguerre développés par les services américains, révélés notamment en mars 2017 par les publications de Wikileaks sur le programme « Vault 7 » de la CIA.

Dès décembre 2016, William Binney, avec un groupe de vétérans du renseignement américain (VIPS), sonne l’alerte sur cette question. L’été suivant, les VIPS, relayés par le Comité d’Action Politique de LaRouche (LPAC), présentent une réfutation précise de cette fabrication. En octobre 2017, à la demande de Trump lui-même, le directeur de la CIA – à l’époque Mike Pompeo – rencontre Binney, qui lui donne un briefing précis. À cela s’ajoute le fait qu’en décembre 2017, le directeur de Crowdstrike, la société chargée par le Parti démocrate de mener l’enquête sur le piratage des courriels, avait avoué devant les élus du Congrès n’avoir trouvé aucune preuve permettant d’affirmer que les Russes avaient exfiltré les documents.

Pendant deux ans et demi, la propagande du Russiagate a donc perduré, défrayant la chronique nuit et jour, alimentant une logique de tensions internationales, et maintenant le président Trump sous la menace d’une destitution, alors que tout le monde savait au Congrès, et en général à Washington, qu’il n’y avait aucune preuve du piratage russe.

Silence complice des médias

De nombreuses personnalités, journalistes et sites indépendants, ont relayé la conférence de presse de Binney et de l’Institut Schiller. C’est le cas par exemple de la journaliste syrienne-australienne Maram Susli, de Christine Assange, la mère de Julian, de l’homme d’affaire germano-finlandais Kim Dotcom, du journaliste espagnol Daniel Estulin, de l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, ainsi que du site Internet Gateway Pundit. Précisons que Craig Murray est l’une des trois personnalités, avec Assange et Binney, à en savoir trop sur le Russiagate ; il avait adressé une lettre au procureur spécial Robert Mueller, chargé en 2017 de conduire la chasse aux sorcières du Russiagate, pour lui proposer de témoigner sur les documents du DNC publiés par Wikileaks — lettre à laquelle Mueller n’a jamais donné suite.

Les médias de masse, qui ont tous reçu une invitation à participer à la conférence de presse, ont observé un silence complice – y compris les médias qui avaient (timidement) pris la défense de Julian Assange. Les seuls à avoir couvert l’événement sont Sputnik et le quotidien roumain Romania Libera.

En finir avec l’État policier

Les poursuites judiciaires menées pendant trois ans par l’équipe de Robert Mueller contre le général Flynn, Roger Stone et d’autres, sont d’une nature similaire à celles qui ont visé Lyndon LaRouche dans les années 1980, a souligné Barbara Boyd du LPAC. Robert Mueller, qui se trouvait également au cœur de la cabale contre LaRouche, représente la continuité de la dérive autoritaire des États-Unis au cours des trois dernières décennies.

Ne pas rétablir la vérité sur le Russiagate laisserait intact le système de surveillance de masse, auquel William Binney et Kirk Wiebe se sont opposés à partir du 11 septembre 2001, et qui fait que Julian Assange est en train de mourir dans la prison de Belmarsh ; et le danger serait grand de voir un État policier s’établir complètement aux États-Unis.

Comme l’a souligné Kirk Wiebe, cette surveillance des populations américaines (et européennes), qui a été mise en œuvre sous les administrations Bush et Obama, constitue un viol des 1er, 4e, 5e et 6e Amendements de la Constitution américaine, qui garantissent le respect de la vie privée, la liberté de parole, de rassemblement et de la presse. L’ancien employé de la NSA a rappelé la période pré-révolutionnaire dans les Colonies américaines, où le roi anglais faisait placer un soldat dans le foyer de chaque colon, « afin de gérer et surveiller la dynamique au sein de la structure » — ce fut l’un des principaux facteurs qui a mené à la Révolution et inspiré le 4e Amendement défendant le respect de la vie privée.

Retour à la République constitutionnelle et coopération entre États-nations

L’opération du Russiagate contre Trump est « un acte de sédition contre le gouvernement », a affirmé Binney. Toutes les branches du gouvernement – judiciaire, législatif et exécutif – sont impliquées, et c’est ce qui explique comment un mensonge aussi grossier a pu tenir pendant trois ans. « Il y a une complicité passive », a dit Wiebe, « un phénomène de protection de l’establishment et de la structure du gouvernement ». C’est ce que certains désignent par « le Deep State », et qu’il faudrait décrire plus précisément comme un système où converge la mafia de la bureaucratie permanente et la mafia des divers trafics financiers, y compris du crime organisé — ce que nous appelons nous-mêmes l’empire anglo-américain de Wall Street et de la City de Londres.

L’Empire britannique, et ceux qui l’ont suivi, (…) ne sont généralement pas frontaux pour détruire l’ennemi, a expliqué Jacques Cheminade lors d’un entretien vidéo le 28 juillet. Ils font en sorte que ses ennemis se battent entre eux (…), qu’ils se détruisent l’un l’autre. C’est pour ça qu’ils ne veulent pas d’une politique internationale basée sur ‘la détente, l’entente et la coopération’, comme le voulait le général de Gaulle. Ils ne veulent pas d’une politique de coopération internationale et de développement mutuel. Et c’est ce qu’il faut aujourd’hui.

En faisant éclater la vérité sur le Russiagate, nous créons l’occasion de « ramener le gouvernement à l’idée de République constitutionnelle, en envoyant derrière les barreaux ceux qui ont fabriqué ce mensonge et suscité cet acte de sédition contre un président dûment élu », comme l’a dit William Binney ; et ainsi de purger l’administration américaine des va-t-en-guerre, et d’ouvrir le champ pour une rencontre entre les chefs d’État des principales puissances du monde, par exemple entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, comme l’a proposé Poutine.

C’est le seul moyen de court-circuiter les réseaux de l’Empire financier, en les renvoyant à ce qu’ils sont réellement : une ultra-minorité qui doit se soumettre aux lois des nations, et non l’inverse.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard