Les textes qui suivent ont en commun le fait d’appartenir à l’école de l’économie physique, selon laquelle la richesse des nations découle du développement des forces productives et non pas de l’échange de valeurs. On y met l’accent, dans tous les cas, sur le développement des capacités cognitives du citoyen, et sur le rôle que peut jouer l’Etat dans ce processus. Ils montrent combien le développement de la science et des techniques, l’investissement dans l’éducation et l’infrastructure permettent de produire non pas de simples biens échangeables mais de développer des forces productives qui assurent la richesse ultérieure des nations.
Cette école de l’économie physique a largement contribué à l’émergence d’économies équilibrées sur le plan interne, et organisé les efforts de collaboration entre les nations souveraines qui cherchaient - comme on l’a vu sous le régime de Bretton Woods, la période des « trente glorieuses » - à assurer un développement harmonieux entre les peuples.
Ces textes permettent également de jeter un éclairage nouveau sur l’actuelle vague de mondialisation et les multiples exemples d’injustice sociale et économique qu’elle a engendrés. Ils constituent finalement une source d’inspiration qui nous permettra de formuler une réponse adéquate à la crise systémique qui nous frappe.